Si Dolce e’l tormento

Si doux est mon tourment…

 

Dès les premier vers de ce très bel air de Monteverdi nous voilà en contact avec l'« oxymore », cette figure de rhétorique qui fascinait tellement poètes, musiciens et peintres baroques car elle permettait de réunir dans un même phrase -dans un même tableau- des sentiments ou des notions opposés. Obscure clarté ou « chiaro oscuro » des peintres du XVIIe siècle, doux tourments omniprésents depuis le madrigal italien jusqu'à l'air de cour français, en passant par les « ayrs » anglais emprunts d'une délicieuse mélancolie. La musique, plus que tout autre art, sait rendre les larmes délectables : comme dans l'extase amoureuse, comme dans l'union mystique, douleur et plaisir sont intimement liés pour permettre le passage à un autre état de conscience, situé bien au delà du bien et du mal...

 

Olga PITARCH: chant

Marco HORVAT: chant, théorbe, guitare baroque

 

 

Programme

 

Si Dolce è il tormento
Non date fede

Tu ch’ai le penne
Non ha’l ciel

Ballet de la Reine
O me dolente

Amor, che deggio far
Torna, deh torna
Partite sopra un aria francese
Io mi distruggo

Mentre che fra doglie
Apria Urania

Pietà, pietà
Esperar, sentir, morir
Si de los ojos nace

Prélude
D’un feu secret

Vos mépris chaque jour
Les Sylvains

Si c’est un bien
J’avais juré de n’aimer plus

Claudio Monteverdi
Antonio Cifra

Giulio Caccini
Giulio Caccini

Robert Ballard
Giulio San Pietro de’ Negri

Guglielmo Miniscalchi
Giulio Caccini
Alessandro Piccinini
Francesca Caccini

Giulio Caccini
Radesca di Foggia

Girolamo Kapsberger
Juan Hidalgo
Radesca di Foggia

Charles Hurel
Michel Lambert

Michel Lambert
François Couperin

Joseph Chambanceau de La Barre
Joseph Chambanceau de La Barre