“La musique ancienne au présent.”
Faenza | Marco Horvat · Biographie

Marco Horvat aborde les musiques anciennes d’une façon singulière, qui l’a conduit à s’éloigner souvent des sentiers battus : il part ainsi étudier à Madras et à Bombay, pendant quatre ans, la musique de l’Inde du Sud avec la chanteuse Aruna Sairam. Au retour de l’Inde il étudie à la Schola Cantorum de Bâle les musiques du Moyen Âge et de la Renaissance avec Dominique Vellard et Bob Crawford Young puis intègre des ensembles tels que Gilles Binchois, Alla Francesca, La Sinfonie du Marais, XVIII-21 Musique des Lumières, Akademia, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, Ensemble William Byrd, Huelgas Ensemble, Le Poème Harmonique, Artaserse. Il crée en 1996 l'ensemble Faenza.
L’ensemble s’est produit à l’Automne Musical de Versailles, à la Cité de la Musique de Paris, au Musée du Moyen Age, à Musique en Catalogne Romane, au Festival de Maguelone, au Festivals du Pays d’Auge, au Festival de Pontoise, au Festival de Musique ancienne de Gijon, Festival Bach d’Arques La Bataille, au MusikfestSpiele de Potsdam (Allemagne), au Festival Jean de La Fontaine de Château-Thierry, à la Chabotterie, au Renaissance Music Festival de Copenhague (Danemark), au Festival de musique ancienne de Bruges (Belgique), au Festival de Simiane la Rotonde, au Festival Renaissances de Bar-le-Duc, au Festival d’Utrecht (Pays Bas), à Villa Musica (Allemagne), au Musée National du Chateau de Pau, au Musée de l’Armée, au Festival d’Avignon, au Festival Mazovia Goes Baroque (Pologne), au Festival Suona Francese (Italie), aux Teatri di Pietra (Italie), au Festival de Musica Antigua de Estella (Espagne) ...
En résidence au théâtre Louis Jouvet de Rethel, scène conventionnée des Ardennes, depuis 2008, Faenza a développé une démarche artistique qui privilégie d’une part la rencontre entre la musique ancienne et les musiques actuelles amplifiées (Machaut must go on – 2009, Métamorphoses – 2011), d’autre part les formes légères (Le Bel air – 2008, Le Salon de Musique – 2010, Récital en appartement – 2012) au sein desquelles il redéfinit les conditions de transmission de musiques conçues pour l’intimité. Faenza renoue avec le théâtre musical (Les Rescapés de la dernière Croisade – 1998, Le Salon de Musique – 2006) avec la création en décembre 2011 des Voyages de Bellerofonte.
Extrême intimité, d’une part, amplification d’autre part : ces deux directions en théorie opposées participent d’une même réflexion sur la place des musiques anciennes dans notre paysage artistique et sur leur condition d’interprétation. Elles se situent dans le prolongement de quinze années d’activité de Faenza qui, par l’utilisation de la parole et du geste théâtral dans ses programmes musicaux, a toujours cherché à actualiser et à contextualiser des répertoires souvent considérés comme « pointus » par les programmateurs.
Faenza a enregistré trois CD chez Alpha : Il Giardino di Giulio Caccini, récital ; La Semaine Mystique, musiques de dévotion sous Louis XIII ; Les Musiques de l’Astrée, airs de cour polyphoniques.



