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Madrigaux et sonates de Giovanni Zamboni

Giovanni Zamboni, virtuose de l’archiluth, du clavecin et de divers instruments dans la première moitié du XVIIIe siècle, a été non seulement l’un des derniers luthistes italiens, mais aussi le dernier grand madrigaliste de l’histoire de la musique. Si les deux cycles de madrigaux qu’il nous a laissés n’ont jamais été publiés – faute de suciter l’intérêt des contemporains pour une forme passée de mode – ils constituent pourtant un splendide hommage aux maîtres du passé en même temps qu'un trésor de fantaisie et d'invention. Faenza leur redonne aujourd’hui une nouvelle vie.

On sait fort peu de choses de Giovanni Zamboni dit « le romain », sinon que, dans la première moitié du XVIIIe siècle, il fut un virtuose reconnu de différents instruments à cordes pincées : le luth, la mandoline, le théorbe, la mandore et le clavecin. Il fut l’un des derniers à composer pour le luth en Italie et ses 12 sonates publiées à Lucca en 1718 constituent le dernier recueil de musique imprimée en tablature pour cet instrument en Italie.

Ces sonates, écrites dans le style de Corelli, ont peut être influencé Sylvius Leopold Weiss, le dernier grand luthiste allemand, dont on sait qu’il séjourna deux ans à Rome. Stylistiquement, elles se situent dans la sphère du baroque international que Bach représente idéalement et à qui le style de Zamboni n’est pas sans faire penser : le prélude de sa huitième sonate est pratiquement un copié-collé du premier prélude du Clavier bien tempéré, dont le manuscrit est pourtant plus tardif. Qui s’est inspiré de qui ? Bien malin qui le dira !

Mais Zamboni n’est pas qu’un compositeur pour luth : il nous a laissé deux cycles de douze madrigaux à quatre voix, d’une très grande richesse d’invention. Après une floraison sans précédent au début du XVIIe siècle, l’usage du madrigal polyphonique s’est perdu vers le milieu du siècle au profit de formes plus démonstratives et plus faciles d’accès. Mais une « nouvelle vogue » madrigalesque s’est développée à Rome à la fin du XVIIe siècle, sous l’impulsion de cercles de lettrés dont faisait partie, entre autres, Alessandro Scarlatti. Ancré dans la tradition ancienne (en particulier par des choix poétiques qui furent ceux de Monteverdi ou Gesualdo) ce style d’écriture déploie des trésors d’invention et d’audace que l’on chercherait en vain dans la musique vocale contemporaine qui emporte l’opéra italien vers le style galant.

Zamboni a certainement joué un rôle important dans cette mouvance, comme en témoigne la recommandation du grand Maître de Chapelle de Saint-Jean de Latran, Girolamo Chiti, qui dit en substance avoir « eu l’honneur d’étudier les premier et second livres de madrigaux du très humble et digne virtuose Giovanni Zamboni » et y trouver « une connaissance approfondie du contrepoint et de l’expression du sens des paroles, synthèse de la rigueur de l’ancienne école et de l’expressivité chromatique du style moderne. » Ce travail, écrit-il, « mérite louange, estime et approbation. »

  • Olga PITARCH, soprano
  • Lucile RICHARDOT, alto
  • Jeffrey THOMPSON, ténor
  • Emmanuel VISTORKY, basse
  • Elisabeth GEIGER, clavecin
  • Charles-Edouard FANTIN, archiluth et guitare
  • Christine PLUBEAU, basse de viole
  • Marco HORVAT, archiluth, théorbe

Enregistré en avril 2015
 

 
     

Amorosa Fenice

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Amorosa Fenice (Giulio San Pietro de’ Negri)

Sortie à l'automne 2014 chez  agOgique du CD Amorosa Fenice, consacré à la redécouverte de l’œuvre de Giulio San Pietro de’ Negri.

Parmi toutes les figures, fascinantes mais aujourd’hui quelque peu oubliées, qui peuplèrent le monde de la monodie italienne du premier XVIIe siècle, Giulio San Pietro de’ Negri est probablement l’une des plus intéressantes. Il publia au moins onze volumes de musique vocale profane et sacrée entre les années 1605 et 1620. Ce corpus compte bon nombre de pièces étonnamment originales, même au regard des standards pourtant expérimentaux de l’époque.

En effet, Giulio San Pietro de’ Negri est de ceux qui, comme le compositeur et théorbiste Bellerofonte Castaldi, ont dû apprécier “l’ombre bienfaisante” de Claudio Monteverdi, auquel sa musique fait immanquablement penser. De’ Negri est une âme fantasque, curieuse, ouverte à la nouveauté et surtout libre de vagabonder à sa guise dans ce Nouveau Monde sonore découvert par le maître vénitien.

Le parcours de notre compositeur entre en résonnance avec celui de contemporains plus connus tels le noble palermitain Sigismondo d’India ou le patricien siennois Claudio Saracini. Ces musiciens issus de la noblesse, ne se trouvant bridés ni par un statut professionnel ni par des règles de composition par trop conventionnelles, inventèrent des procédés musicaux profondément originaux. C’est donc bien à un voyage hors des sentiers battus que cet enregistrement nous invite.

  • Marco Horvat : chant, théorbe, guitare baroque, lira da gamba
  • Olga Pitarch : soprano
  • Brigitte Vinson : mezzo-soprano
  • Jeffrey Thompson : ténor
  • Emmanuel Vistorky : basse
  • Magali Imbert : flûtes et tambourin à cymbalettes
  • Pierre Hamon : flûtes
  • Christine Plubeau : dessus et basse de viole
  • Charles-Édouard Fantin : luth, théorbe, guitare baroque
  • Matthieu Boutineau : clavecin, clavicythérium, lautenwerk

« On est très vite frappé par la richesse d’invention de ce compositeur largement inconnu, qui fait de lui l’égal des plus grands parmi ses contemporains. La plupart des airs retenus sont tirés de ses deux volumes connus de Grazie ed affetti (1613-14). Il y a dans toute cette musique quelque chose de vif, de bondissant, de quasi printanier. Et même quand ce n’est pas la joie que respirent ces airs, le frémissement n’en est pas moins présent. La diversité des associations voix / instruments assure une variété constante d’une plage à l’autre de ce disque, dont chaque nouvelle écoute est source de ravissement. »
Laurent Bury, Music-opera.com, 6 Octobre 2014

 

L'Astrée

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L'Astrée

L’Astrée, roman pastoral d’Honoré d’Urfé (1567-1625) fut l’un des plus grands succès de librairie du XVIIe siècle et son influence sur les mentalités fut immense. La musique innerve l’ensemble de ce roman fleuve, où les histoires d’amour s’emboîtent et se croisent sans cesse : ses nombreux personnages chantent, accompagnées par des harpes, de flûtes ou des musettes, dans de multiples occasions : pour séduire, pour se consoler ou pour exprimer de façon nouvelle leurs sentiments. Afin de restituer à l’œuvre sa dimension sonore, l’ensemble Faenza propose une promenade musicale qui illustre les situations romanesques, particulièrement nombreuses, qui font intervenir de la musique. Quatre chanteurs, qui se font à l’occasion conteurs, et trois instrumentistes font résonner à nouveau les musiques de l’Astrée, retrouvées par le musicologue Thomas Leconte grâce à un patient travail de recoupements. 

  • Olga PITARCH : chant
  • Jean-Michel FUMAS : chant
  • Marc MAUILLON : chant
  • Marco HORVAT : chant, luth, guitare baroque
  • Pascale BOQUET : luth, guitare renaissance
  • Matthieu BOUTINEAU : clavecin
  • François LAZAREVITCH : musette, flûtes
  • Angélique MAUILLON : harpe triple

Textes dits par Marco Horvat 

Enregistré en novembre 2007 à la Bâtie d'Urfé

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La Semaine Mystique

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La Semaine Mystique

Oraison en musique, la parodie spirituelle incarne les tiraillements de l'homme du XVIIe siècle : le chant, source d'élévation autant que de volupté, peut faire basculer l'âme du pécheur – fragile funambule – du côté de son salut comme du côté de sa damnation. Le jésuite Philippe d'Angoumois préconise de méditer chaque jour de la semaine sur un sujet religieux, afin d'inscrire dans le quotidien du corps les mystères spirituels. Ainsi se dessine un itinéraire spirituel imaginaire : celui d'une âme éprise de salut.

Textes dits par Marco Horvat 

Enregistré en décembre 2005 à Paris à la chapelle de l'hôpital Notre-Dame de Bon Secours

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Il Giardino di Giulio Caccini

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Il Giardino di Giulio Caccini

Au sein de la Camera Fiorentina, Caccini participa à la création du recitar cantando, qui allait permettre la naissance de l'opéra. Tour à tour canaille ou élégiaque, Marco Horvat s'accompagne lui-même au théorbe ou à la guitare.

  • Marco HORVAT : chant, théorbe, guitare baroque, lirone 
  • Olga PITARCH : chant
  • Eric BELLOCQ : théorbe, guitare renaissance 
  • Bruno CAILLAT : percussions 
  • Angélique MAUILLON : harpe triple
  • Imke DAVID : lirone 

Enregistré en février 2003 à Paris à la chapelle de l'hôpital Notre-Dame de Bon Secours

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