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C’est gentil, mais je n’ai plus de lecteur de CDs !

Chers amis,

Voici un moment que nous ne donnions plus de nouvelles !

Entre four et moulin, le temps nous a manqué pour communiquer.

Entre deux concerts, nous avons travaillé aux derniers points de montage, à la rédaction et à la mise en page du livret de notre prochain disque : « ¡ Bien parado ! Aux sources du Boléro ».

Est-il encore bien utile d’éditer des CDs alors que de moins en moins de mélomanes utilisent ce support, me demanderez-vous ?

Eh bien, je vous avoue que je suis partagé.

En effet, nous passons un temps infini à enregistrer, à monter, à vérifier, à fignoler textes et illustrations, à mettre en page, sans parler du temps de préparation musicale spécifique à l’enregistrement.

Nous y investissons aussi beaucoup trop d’argent pour nos finances toujours moins abondantes.

Les critiques, quand il y en a, tardent à venir – quand elles viennent – et, dans certains cas, on regrette qu’elles n’aient pas plus tardé… ????

Une partie des professionnels à qui nous tendons notre beau disque nous disent qu’ils n’en écoutent plus, ou n’osent pas nous le dire…

Néanmoins, il me semble important de continuer à en éditer.

Le monde, on le voit, ne suit pas des trajectoires prévisibles, il n’évolue pas de façon linéaire.

Un si doux silence...

La chanson qui ouvre notre nouveau disque – Le doux silence de nos bois – à une époque où elle n’avait pas encore été reprise par différents ensembles baroques, a eu pour nous une dimension sinon intime, du moins familiale. En effet, c’est Anne-Madeleine Goulet, chercheuse en arts du spectacle du XVIIe siècle (et accessoirement mère de ma fille Clélia) qui me l’a faite découvrir. Anne-Madeleine a longtemps travaillé sur le répertoire de l’air sérieux, étudiant en particulier les 37 volumes des Livres d’airs de différents auteurs – ou LADDA – publiés par Ballard de 1658 à 1694.

Cette pièce a longtemps été à mon répertoire de chant au théorbe. Sa basse obstinée, une sorte de longue chaconne à l’envers, était facile à mémoriser pour le paresseux que je suis, et l’atmosphère éthérée et calme qui s’en dégage créait avec le public de mes spectacles intimistes une relation subtile.

Clélia a dû m’entendre souvent la chanter, y compris dans la version de « crooner » du programme « Métamorphoses » que nous avons créé à Rome en 2011 avec les musiciens d’Ecovanavoce

Au moment de déterminer le programme du disque, que nous souhaitions un peu différent de celui des nombreux récitals que nous avions donnés jusque là, Clélia a manifesté l’envie d’interpréter cette pièce, que je ne chantais plus moi-même depuis un moment. Elle a voulu aussi que nous la placions en début de programme, et qu’elle constitue la bande son du clip que nous avons tourné pour l’occasion.

Article de ResMusica sur notre concert au Festival de Pontoise

Le Voyage d'Anne de La Barre au Septentrion

[...] C'est un plaisir sans cesse renouvelé d'entendre et voir Lucile Richardot exprimer toutes sortes d'affects et nous toucher au cœur, et ce aussi bien dans des airs relativement connus comme ceux des ballets de Lully, que dans des raretés où notre oreille est vierge, comme la remarquable cantate sur la mort du roi de Suède Gustave Adolphe de Luigi Rossi, un morceau de bravoure où alternent les sentiments les plus contrastés, grande douleur, révolte, fureur…

[...] L'ensemble Faenza, avec clavecin/orgue, harpe, viole, théorbe et deux violons, accompagne efficacement et avec une grande cohésion. Il est mis en valeur dans un seul morceau purement instrumental, une Sinfonia d'Alessandro Stradella où les deux violons d'Alice Julien-Laferrière et d'Anaëlle Blanc-Verdin font merveille. [...]

Article complet ici !

Une rentrée qui donnerait presque envie… d’en sortir !

Impossible, en ces semaines de rentrée, de ne pas être happé par les bouleversements dramatiques d’un monde où il n’est question que de conflits, de guerres et de dévastation.

Ne nous faisons pas d’illusions : l’art n’y changera rien, et la beauté ne sauvera pas le monde.

En revanche, la beauté de l’art, et celle de ce qu’il y a de bienveillant en nous, constituent peut-être les seuls arguments en faveur de la préservation de nos civilisations, si agressives et destructrices.

C’est pourquoi, au-delà de la nécessité de vivre de notre métier, nous continuons à travailler, à créer, à inventer, à diffuser, à partager et à transmettre.

C’est pourquoi nous pouvons, sans trop de découragement, poursuivre notre travail de création malgré les bruits de guerre.

L’automne sera donc sans répit, enchaînant des programmes très différents les uns des autres : « Exercice de style », concert « baromantique » en famille – dont l’enregistrement sortira sous très peu – « Le Voyage d’Anne de la Barre au Septentrion » avec Lucile Richardot au Festival baroque de Pontoise, « Les Quatre saveurs de l’amour » une soirée gustative en quatre langues, « Eh Bien, chantez maintenant ! » un spectacle musical pour les jeunes de 5 à 105 ans, « Au fil des chansons » une création autour du thème du tissage avec des chansons de toile du temps des troubadouresses à nos jours…

Guettez donc l’annonce de nos concerts sur notre agenda et sur les réseaux sociaux et la sortie prochaine de notre dernier disque sur notre page d’accueil !

Et soyez en paix…

 

¡ Bien Parado ! : enregistrement terminé !

Après quelques jours de répétition et une représentation de ¡ Bien Parado ! dans le Festival du Haut Limousin hier, voici que nous venons de terminer l'enregistrement de ce programme, à la Ferme de Villefavard en Limousin !

Seront à découvrir dans ce disque : Fernando Sor, Dionisio Aguado, Frederico Moretti, Manuel Garcia, Esteban Moreno, Narciso Paz, ...

Avec Marco Horvat, Olga Pitarch, Massimo Moscardo, Clélia Horvat, Jaime Puente, Francisco Mañalich et Clément Gariel !

Disque à sortir aux Editions Hortus début 2026 ! 

 

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