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Aujourd’hui comme au XVIIe siècle, la musique naît des passions et du désir de les faire partager. Forts de ce constat, deux artistes aux parcours aussi riches qu’atypiques nous invitent à (re)découvrir l’univers poétique et musical baroque dans l’intimité d’un espace scénique convivial. Pour nous offrir ces chefs d’œuvre, Faenza a conçu un concert «à la carte», au sens propre du terme: à l’aide d’un jeu de tarot, nous sommes conviés à composer un programme que les interprètes découvriront en même temps que nous. L’Amoureux, le Pendu, la Force, le Fou… onze arcanes, tirées au hasard sur un total de vingt-deux, nous guideront ainsi à travers le temps et l’espace, de surprise en surprise, au cours d’une soirée unique. Vous pouvez ici en découvrir sept… |
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Cliquez sur une carte pour découvrir le programme.
VI. L'Amoureux
Depuis que j’aime Lisette
« Depuis que j’aime Lisette » est une pièce anonyme, tirée d’une collection d’airs sérieux (c’est ainsi qu’on appelait la chanson galante, dans la seconde moitié du XVIIe siècle) publiée par l’éditeur Robert Ballard pendant plusieurs décennies.
Cette carte vous fait, dans le spectacle, également découvrir :
- Quatrin
Mathurin Régnier (1573 – 1613) - Chi vidde più lieto
Bellerofonte Castaldi (1580 – 1649)
IX. L' Ermite
Improvisation
Bruno Helstroffer
Le grand violon
Extrait de «Plume» / Henri Michaux (1899 – 1984)
Girolamo Kapsberger est un virtuose du théorbe et compositeur romain d’origine germanique. Il a laissé quatre livres de pièces de théorbe, deux livres de pièces de luth, de nombreuses compositions vocales dont un oratorio (composé dans l’espoir d’entrer au service du Pape). La toccata est une forme destinée à explorer, dans une liberté proche du langage de l’improvisation, le plus large éventail de possibilités techniques et expressives d’un instrument donné. Vous entendez ici une improvisation libre de Bruno Helstroffer qui, dans le spectacle, est suivie d’une interprétation de la toccata de Girolamo Kapsberger (env. 1580 – 1651).
XV. Le Diable
Le colascione est un instrument populaire, muni de trois cordes, très semblable au saz turc et utilisé en Italie au XVIIe siècle. Il en existait toute une famille, de la basse au soprano. Kapsberger s’est amusé à en imiter le style très archaïque dans cette pièce de genre. François de Malherbe, défenseur acharné, jusque sur son lit de mort, de la pureté du français, n’en dédaigna pas moins, comme on l’entend ici, la veine licencieuse. Gabriel Bataille était luthiste de la chambre d’Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII. Il participa en tant que luthiste et compositeur aux grands ballets du règne de Louis XIII et publia, comme compositeur, plusieurs livres d’airs de cour. |
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IIII. L' Empereur
Le cauchemar
Georges Brassens (1921 – 1881) / Bruno Helstroffer (né en 1978)
Ce poème de Georges Brassens n’a pas été mis en musique par son auteur. Bruno Helstroffer, en parfait interprète de musique «ancienne», pallie ici à ce manque, dans la plus grande fidélité à l’esprit du poète disparu.
XVI. La Maison Dieu
| Effroyables rochers | Charles Hurel ( ? – ? ) |
On ne sait presque rien de Hurel, théorbiste et compositeur français de la seconde moitié du XVIIe siècle, sinon qu’il venait probablement d’une famille d’artisans et de luthiers parisiens. Il fut officier ordinaire de l’Académie de musique. De lui nous sont parvenus un «Livre d’airs sérieux et à boire» ainsi que des pièces vocale éparses et un manuscrit de musique pour théorbe, d’excellente facture.
XVIII. La Lune
| Canzonetta sopra la ninna nanna | Tarquinio Merula (env. 1595-1665) |
Merula était un compositeur de Crémone, où il occupa diverses fonctions, en particulier comme Maître de Chapelle. Sa vie quelque peu dissolue lui valut des problèmes avec ses employeurs mais contribua peut-être à l’originalité et à la vitalité de sa musique. La berceuse («ninna nanna» en italien) interprétée ici est écrite sur un ostinato de deux notes, au-dessus duquel une mélodie aux accents orientaux (on ne peut s’empêcher de penser à Marcello qui, un siècle plus tard, s’inspirera du chant des synagogues de Venise pour composer ses psaumes) soutient un texte bouleversant : Il est temps de dormir et plus de pleurer, car le temps des larmes viendra pour toi...
Epilogue
| Le Doux silence | Honoré d’Ambruys ( ? – ? ) |
On sait peu de choses d’Honoré d’Ambruys, sinon qu’il était élève de Michel Lambert et lui-même Maître de chant, à la fin du XVIIe siècle. Il publie en 1685 un beau livre d’airs «avec les seconds couplets en diminution», gravés avec le plus grand soin. Le «Doux silence» a été composé sur un poème de la Comtesse de la Suze.







Coproduction : Isôn - Espace Louis Jouvet de Rethel, scène conventionnée des Ardennes.
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